La Creuse Agricole 07 septembre 2012 à 15h24 | Par Sophie Giraud

Viande bovine - Des prix soutenus mais pas encore au niveau… des charges

Les responsables professionnels de la FNB étaient de passage en Auvergne, la semaine dernière. L’occasion d’aborder les cours, les revenus et la PAC avec Pierre Chevalier et Guy Hermouët, président et vice-président.

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Pierre Chevalier, président de la FNB et éleveur en Corrèze aux côtés de Guy Hermouët, vice-président de la FNB et éleveur en Vendée.
Pierre Chevalier, président de la FNB et éleveur en Corrèze aux côtés de Guy Hermouët, vice-président de la FNB et éleveur en Vendée. - © La Creuse agricole et rurale

Quel est l’objectif de la tournée des régions que vous avez entamée depuis quelques jours ?
Guy Hermouët : L’idée est de fournir aux éleveurs, un certain nombre d’informations sur les marchés, de recueillir leur sentiment sur telles ou telles problématiques. Nous en profitons également cette année, pour revenir plus en détail sur le projet FNB dans le cadre de la réforme de la PAC.

Du côté des marchés, quelles sont les tendances ?
GH : Par rapport aux situations que nous avons connues, force est de constater qu’heureusement, les cours se sont redressés. Les prix des animaux sont plus satisfaisants. Mais compte tenu de l’explosion des coûts de production, nous avons encore du retard sur les prix. Les éleveurs bovin-viande ont enchaîné depuis 2007 sans discontinuer, des années au plus bas des revenus. Aujourd’hui, le seuil de rentabilité se situe en moyenne à plus de 4,50 euros par kilos carcasse. Une augmentation de l’ordre de 50 centimes d’euros du kilo à la production est donc nécessaire. Les italiens, les irlandais et les anglais ont déjà augmenté leurs prix. 50 centimes d’euros à la production cela représente 1 euro par mois pour un consommateur de base.
Pierre Chevalier : La progression des cours de 20 à 30% en deux ans, selon les catégories de bovins, a redonné un espoir aux éleveurs. La France dispose du premier cheptel bovin en Europe, d’importantes surfaces fourragères, d’une grande qualité de production et d’un savoir-faire de premier plan des éleveurs et des opérateurs de la filière. Mais les conditions de rentabilité de l’élevage sont depuis plusieurs années ébranlées par une augmentation des prix des matières premières sans précédent. La poursuite des prix à la production est donc inéluctable. Par ailleurs, il nous paraît indispensable de conforter la dynamique à l’export, tout en agissant pour améliorer la consommation en France.

 

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 7 septembre 2012.

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