La Creuse Agricole 20 octobre 2015 à 08h00 | Par Christian Petit/Dr Didier Guérin

Un bilan IBR creusois favorable : vers un renforcement des mesures pour finaliser l’assainissement

Fruit de notre plan d’action mis en place depuis 1996, notre situation favorable en Creuse vis à vis de l’IBR se confirme avec une diminution continue des élevages détenant des bovins positifs.

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- © GDS Creuse

Trois éléments essentiels caractérisent la campagne IBR 2014/2015 :
- Une situation creusoise favorable qui se poursuit avec une baisse continue du nombre de cheptels positifs facilitant les échanges.
- Une augmentation anormale du nombre de « positifs isolés » à la prophylaxie dans les cheptels sous appellation entraînant la mise en place d’actions correctives.
- Une réflexion sur le renforcement des mesures pour finaliser l’assainissement.

Une situation creusoise favorable avec plus 95 % de cheptels négatifs…
En fin de campagne de prophylaxie IBR 2014/2015 (31 mai), sur 2 867 cheptels bovins creusois, 2 744 (95,71 %) étaient dépistés négatifs et 2 681 sous appellation (93,52 %). Par rapport à la campagne précédente, cela représente une baisse de 0,69 % pour les cheptels négatifs et 0,77 % pour les cheptels certifiés. Cette situation est liée à la problématique « positifs isolés » observée au cours de la campagne (cf. ci-dessous). Au 31 mai, 47 élevages étaient encore suspendus, soit 3 fois plus que l’année précédente à la même date.

… avec une baisse continue du nombre de cheptels positifs…
L’assainissement se poursuit. 67 élevages, soit 2,35 % des cheptels creusois détiennent des bovins positifs. Cela représente une baisse de quasiment 1 point par rapport à la campagne précédente. Cette situation permet à la Creuse d’aborder la finalisation de l’assainissement IBR, telle que prévue au niveau national, dans de bonnes conditions.

… facilitant les échanges pour la France, l’Europe ou l’international
L’utilisation de la dérogation du contrôle à l’introduction dans le cadre d’un transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes s’accroît. En 2014/2015, 3.458 bovins pour 486 introductions en ont bénéficié. Dans le cadre de la collaboration entre GDS Creuse et les opérateurs commerciaux, lors de la campagne 2014/2015, des attestations « cheptel indemne IBR » ont été délivrées pour 1 072 bovins destinés à des échanges intracommunautaires ou des exportations. Pour connaître le statut de chaque bovin lors de leur transaction, GDS Creuse propose à tous les opérateurs commerciaux la fourniture et la mise à jour hebdomadaire de la liste informatique des élevages sous certification. Enfin, pour savoir si un cheptel français est sous appellation IBR, vous pouvez consulter notre site www.gdscreuse.fr, onglet « garanties élevages ».

Une augmentation anormale du nombre de « positifs isolés » à la prophylaxie dans les cheptels sous appellation…
Est considéré « positif isolé », un résultat positif en prophylaxie sur 1 ou 2 bovins dans un élevage sous appellation indemne A. Cette campagne a été marquée par une augmentation importante du nombre de positifs à la prophylaxie dans des élevages sous appellation (5 fois plus que la campagne précédente). Alertés par les gestionnaires de l’IBR, l’ACERSA et GDS France ont proposé un protocole de gestion basé sur le contrôle de ces résultats sur un second prélèvement d’abord au LDA à Ajain et si besoin au LNR-IBR (Laboratoire National de Référence IBR) à Niort. Sur les 127 élevages suspendus, 99 ont vu leur suspension d’appellation levée et 28 sont en cours de gestion.

- © GDS Creuse

… entraînant la mise en place d’actions correctives
Face à cette situation, il a été demandé à un groupe de travail, auquel la Creuse participe, de faire des propositions pour la campagne 2015/2016 en matière de performance des réactifs, de protocole de confirmation et de règles de gestion des résultats positifs isolés. L’action nationale de repositionnement des kits porte sur l’équilibre spécificité/sensibilité, l’actualisation et le renforcement de la sérothèque et la mise à disposition d’un test discriminant pour confirmer ou infirmer un résultat positif isolé. Parallèlement, de nouvelles règles de gestion ont été définies en ce qui concerne les protocoles analytiques pour les contrôles individuels et la prophylaxie et la gestion des résultats positifs obtenus en prophylaxie dans les élevages qualifiés ou pré-qualifiés.

Une vigilance à maintenir dans la surveillance des troupeaux indemnes
Depuis 2006, un arrêté ministériel fixe les mesures de prophylaxie de l’IBR. La surveillance obligatoire des troupeaux s’appuie, en laitier, sur un dépistage semestriel effectué sur lait de grand mélange et, en allaitant, sur un dépistage annuel par mélange de 10 sérums de tous les bovins, âgés de 24 mois et plus, non connus IBR positif (cf. article du 12/09/2014). Pour valider une prophylaxie, il est nécessaire d’avoir des résultats pour au moins 80 % des bovins du cheptel, âgés de 24 mois et plus. Le dépistage IBR n’est pas obligatoire dans les troupeaux dérogataires (atelier d’engraissement en bâtiment fermé et isolé), l’isolement de l’atelier doit alors être attesté par votre vétérinaire sanitaire. L’autre mesure imposée par l’arrêté ministériel est le dépistage IBR à l’introduction de tout bovin quel que soit son âge (sauf dérogation possible dans le cadre d’un transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes). L’isolement, jusqu’à obtention des résultats analytiques IBR, constitue une mesure incontournable. À noter par rapport à ce dernier point qu’un élevage de notre département a subi une contamination massive de son cheptel suite à un transport non-maîtrisé et un isolement non-respecté.

Une réflexion sur le renforcement des mesures pour finaliser l’assainissement
Pour permettre la finalisation de l’assainissement IBR, une modification de l’Arrêté Ministériel IBR est en cours de réflexion avec comme objectifs généraux une éradication via la généralisation de la qualification, un renforcement du dépistage dans les élevages positifs (tranche 12-24 mois), un marquage des bovins positifs qui ne pourront plus être introduits dans un autre cheptel, un contrôle à l’introduction 15 à 30 jours après l’arrivée pour gérer le risque transport et une identification plus stricte des circuits « propres » et « sales » pour limiter les risques de contamination. Ces objectifs généraux ont été approuvés par le CNOPSAV du 08/01/2015. L’arrêté est prévu fin 2015 après évaluation par l’ANSES pour une application lors de la campagne 2016/2017.

Pour chacun, certifier son cheptel au regard de l’IBR, pour tous, obtenir le statut de zone épidémiologique favorable
Le « J’apporte des garanties », étape de notre concept « Le sanitaire… j’adhère », demande :
- au niveau individuel, de certifier son cheptel au regard de l’IBR, pour bénéficier des avantages de commercialisation et limiter les contraintes qui vont se renforcer pour les cheptels positifs,
- au niveau collectif, d’acquérir le statut de zone épidémiologique favorable (ZEF : <1 % de cheptels positifs) pour notre département et ainsi alléger les contrôles pour les cheptels sous appellation.

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