La Creuse Agricole 02 avril 2015 à 08h00 | Par Christian Petit/Dr Didier Guérin

Plan d’action « positifs IBR isolés »

Ce 19 mars, GDS Creuse a réuni son Conseil d’Administration pour faire un point d’étape sur la campagne en cours. Le plan d’action « positifs IBR isolés » a fait l’objet d’une étude approfondie.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le protocole de confirmation des positifs IBR isolés trouvés en prophylaxie a été aménagé avec 2 objectifs : limiter les contraintes pour les éleveurs concernés et être plus discriminant afin d’éviter l’élimination d’animaux faussement positifs.
Le protocole de confirmation des positifs IBR isolés trouvés en prophylaxie a été aménagé avec 2 objectifs : limiter les contraintes pour les éleveurs concernés et être plus discriminant afin d’éviter l’élimination d’animaux faussement positifs. - © GDS Creuse

Ce 19 mars, le CA de GDS Creuse s’est, notamment, penché sur l’alerte « positifs IBR isolés ». Cet article fait le point sur le plan d’action lié à cette problématique. Un prochain article abordera d’autres thématiques traitées par ce CA.

Des résultats « atypiques » IBR dans 5 % des cheptels sous appellation…
Aux 2/3 de la prophylaxie 2014/2015, une augmentation des résultats « atypiques » IBR est observée. 89 cheptels sous appellation (soit 5 % des cheptels ayant réalisé leur prophylaxie) ont présenté un ou deux résultats positifs (81 élevages avec un résultat positif, 8 avec 2 résultats positifs) contre 21 la campagne précédente à la même période, sachant que pour certains, ce sont de vrais positifs. Cette problématique, observée dans nombre de départements, semble liée à 2 phénomènes :
- Une modification de l’équilibre sensibilité/spécificité des kits suite à une décision unilatérale de 2010 du Laboratoire National de Référence IBR (LNR-IBR, à l’époque, le laboratoire de Sophia-Antipolis) d’augmenter la sensibilité. Nous les avions alors alertés sur la répercussion possible sur la spécificité (cf. encadré « Fiabilité » des tests de dépistage). Malheureusement, notre alerte se traduit dans les faits actuellement.
- Une possibilité de « réaction croisée » avec d’autres agents voisins du virus IBR (virus BHV1), comme les virus BHV4 et BHV5 ou d’autres entités encore inconnues. Cela demande de poursuivre les recherches déjà entreprises dans ce domaine.

… des actions correctives, une prise en charge par GDS Creuse
Depuis mai 2013, le nouveau LNR-IBR est le laboratoire ANSES de Niort. En concertation avec GDS France et l’ACERSA, de nouveaux axes ont été initiés. Parallèlement, les règles de gestion ont été adaptées. Le plan d’action se définit comme suit :
- De nouvelles règles de gestion basées sur 2 objectifs : limiter les contraintes pour les éleveurs concernés et avoir un protocole de recontrôle plus discriminant afin d’éviter l’élimination d’animaux faussement positifs.
- La collecte des cas particuliers, mise en place depuis 2014, qui doit permettre au LNR-IBR de mieux comprendre la situation.
- Le développement par le LNR-IBR d’un outil de confirmation pour pouvoir trancher simplement et rapidement.
- Une campagne de collecte de sang dans des cheptels avec des profils spécifiques pour réévaluer le niveau de performances attendu et redéfinir le compromis sensibilité/spécificité des kits. Nous sommes impliqués, donc, en relation avec votre vétérinaire sanitaire, certains d’entre vous pourront être sollicités.
Ce phénomène « positifs IBR isolés » entraîne des frais supplémentaires (augmentation des analyses individuelles, recontrôles des bovins…) pris en charge par GDS Creuse par mutualisation dans le cadre de la cotisation certification.

L’apport de garantie, un fondamental de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! »
Il est primordial de se souvenir que le risque sanitaire peut provenir de « faux négatifs ». La gestion des « faux positifs » se réalise selon les conditions épidémiologiques et demande de constantes adaptations du fait de l’évolution des kits et de la régulière circulation de nouveaux germes, pour la plupart non-pathogènes, mais pouvant avoir une communauté antigénique avec les entités recherchées et provoquer des détériorations de spécificité. Ce travail est réalisé par les GDS en collaboration étroite avec les LDA, les vétérinaires et le LNR. Localement, nous étudions de manière approfondie chaque situation pouvant vous générer des difficultés afin de limiter les conséquences sans prise de risques sanitaires. Pour plus de renseignement, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire ou nous-mêmes.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Creuse Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

La Creuse Agricole
La couverture du journal La Creuse Agricole n°2097 | août 2016

Dernier numéro
N° 2097 | août 2016

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui