La Creuse Agricole 10 décembre 2014 à 08h00 | Par Sophie Chatenet-Giraud

« Passer d’une logique de réparation à une logique de contribution »

Lieu de débat et d’échanges pour optimiser l’utilisation des fonds européen, le Réseau rural a tenu son séminaire national, vendredi dernier, à Clermont-Ferrand, en présence de deux ministres, Sylvia Pinel et Stéphane Le Foll.

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- © SCG

Et si l’avenir de la France s’écrivait aussi grâce aux territoires ruraux ? A priori évidente, cette idée ne l’était pas tant que cela, il y a encore quelque temps. Jugés reculés, arriérés, décentrés, inhabités…les territoires ruraux accumulaient les clichés.
Mais ça, c’était avant… Avant ce que d’aucun qualifie de « troisième révolution industrielle », à savoir le développement d’Internet, de la fibre, bref d’une technologique qui brise les barrières de la géographie pour se concentrer sur l’essentiel : le développement.

Révolution
Car désormais il s’agit bien de cela : considérer le milieu rural comme source de développement et plus simplement comme un territoire à aménager. La plupart des intervenants qui se sont exprimés dans le cadre de la tenue du séminaire national du Réseau rural, vendredi dernier, à Clermont-Ferrand en ont convenu. « Il est temps de passer d’une logique de réparation à une logique de contribution », a affirmé la ministre du Logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité, Sylvia Pinel.
Cette révolution culturelle dans l’approche implique de changer les pratiques, selon Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture : « C’est sur la base du projet que doit s’engager une dynamique. Jusqu’à présent, on a trop raisonné à l’envers ».
Parmi les enjeux structurants pour le milieu rural, le ministre cite volontiers en premier lieu la production agricole « qui a besoin d’être soutenue ».

Plus-value
Les bons résultats obtenus dans les écoles rurales méritent eux-aussi d’être mis en avant. « Il y a un monde agricole qui se sent oublié du grand public alors que les potentialités sont très fortes », a souligné le ministre.
Dans cette stratégie de « plus-value » territoriale, René Souchon, président du Conseil régional d’Auvergne estime que le Réseau rural peut jouer un rôle crucial.
Créé en 2007, à l’initiative de l’Europe, ce réseau est un lieu de débat et d’échanges pour valoriser au mieux les fonds européens. Des fonds permettant entre autres d’abonder des projets leaders qui seront dotés de 63 millions d’euros sur la période 2015-2020 contre 30 millions d’euros lors de la période précédente. Autant dire que les opportunités à saisir ne manquent pas, à condition toutefois « que tous les acteurs travaillent ensemble ».

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