La Creuse Agricole 15 septembre 2012 à 11h33 | Par Christian PETIT/Dr Didier GUERIN

Paratuberculose bovine - La paratuberculose en Creuse, bilan de la campagne 2011/2012

La campagne 2011/2012 montre une reprise de la mobilisation notamment dans des élevages avec des résultats ponctuels confirmés suite à des suspicions.

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Lors de présence de la paratuberculose dans un élevage, deux points s’avèrent primordiaux à respecter :
- La précocité d’intervention. Pour un même type d’action, la durée du plan est fonction du délai de mise en place par rapport au début de l’infection dans le cheptel.
- L’association étroite, d’une part, de la détection des animaux excréteurs, leur isolement et leur élimination ainsi que leur descendance et, d’autre part, de la maîtrise des risques de contamination au sein de l’effectif.
Lors de présence de la paratuberculose dans un élevage, deux points s’avèrent primordiaux à respecter : - La précocité d’intervention. Pour un même type d’action, la durée du plan est fonction du délai de mise en place par rapport au début de l’infection dans le cheptel. - L’association étroite, d’une part, de la détection des animaux excréteurs, leur isolement et leur élimination ainsi que leur descendance et, d’autre part, de la maîtrise des risques de contamination au sein de l’effectif. - © GDS Creuse
La reprise de la mobilisation au cours de l’année précédente se confirme cette année, avec seulement 3 élevages qui ont arrêté le plan d’assainissement pour des raisons de coût et, parallèlement, 15 cheptels nouvellement engagés. Pour ces nouveaux engagés, 8 correspondent à des élevages ayant mis en place un plan d’assainissement suite aux conseils que nous avons apportés, en relation avec leur vétérinaire, par rapport à des résultats ponctuels identifiant une suspicion de la maladie dans leur élevage.

Une maladie insidieuse avec une maîtrise difficile
L’impact économique de la paratuberculose, tant du fait du caractère inguérissable, entraînant une non-valeur économique voire une perte totale des bovins confrontés, que par rapport au coût des analyses, implique une organisation de la gestion. Trois fortes caractéristiques de cette maladie vont conditionner les plans de lutte et de prévention :
- Un long développement au niveau de l’animal. Le germe se développe très lentement chez le bovin, la contamination a lieu le plus souvent dans le premier mois de vie et les premiers symptômes apparaissent, en cheptel allaitant, entre 2 à 4 ans dans 50 % des cas, beaucoup plus tard jusqu’à l’âge de 10 ans et plus pour les 50 autres % après une période d’excrétion donc de contamination du milieu plus ou moins longue.
- Un germe très résistant dans le milieu extérieur, tout particulièrement en milieu acide.
- Des analyses disponibles pour détecter les bovins atteints imparfaites puisque la détection des bovins infectés ne peut intervenir que 2 ans minimum après l’infection lorsqu’ils sont en phase d’excrétion (PCR) ou à un stade d’infection avancé (ELISA). Cependant, ces analyses permettent de détecter les animaux infectés avant qu’ils ne présentent des symptômes (premier apport d’un plan d’assainissement) et d’apporter des garanties de cheptel par leur répétition au niveau d’un troupeau.

Assainir son cheptel en associant vigilance et constance dans l’action
Le plan de lutte dans les élevages à foyer confirmé de paratuberculose clinique s’appuie sur deux catégories de mesures fondamentales : la détection et la réforme précoce des animaux excréteurs et de leur dernier descendant et la maîtrise sanitaire des risques de contamination au sein de l’effectif. Aucun de ces deux pôles d’action n’est à négliger. Toute non-prise en compte d’une mesure, expose au mieux à une augmentation de la durée du plan, au pire à un échec. Le bilan de la campagne 2011/2012 fait apparaître une situation qui globalement s’améliore. Sur 118 cheptels en assainissement en début de campagne, 4 ont atteint les critères de sortie de plan, 22 ont obtenu une première série de résultats négatifs. Dans la quasi-totalité des élevages en plan d’assainissement, il n’est plus observé de cas cliniques.

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