La Creuse Agricole 11 juin 2015 à 08h00 | Par Aurélien Legrand/Dr Didier Guérin

Lutte contre les mouches : agir tôt pour limiter les populations

Les insectes sont des parasites majeurs en production animale. En période estivale, les mouches peuvent constituer une nuisance importante.

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 (© GDS Creuse) Associant moyens insecticides, biologiques et mécaniques, un contrôle réussi de la population de mouches demande le respect des points clés suivants : - Être vigilant sur la propreté des bâtiments et abor © GDS Creuse Dans les élevages sur fumier sec, l'utilisation d'hyménoptères parasitoïdes (Muscidifurax raptorellus = mini-guêpes) permet de limiter la prolifération des mouches. Le complexe utilisé est compo © GDS Creuse

Une prolifération non-maîtrisée des mouches peut rapidement rendre votre élevage « invivable ». Les conséquences sont multiples : baisse de la production de lait liée à l'agitation des vaches, traites mouvementées, baisse du GMQ, kérato-conjonctivite infectieuse chez les veaux et les adultes...

Une efficacité fortement dépendante de la précocité de la lutte
La réussite du plan de lutte contre les mouches dépend complètement de sa précocité. Cela demande d'intervenir avant de voir les adultes en nombre pour éviter de se laisser dépasser. Une fois déclenché, le processus de multiplication est exponentiel. Dès les premières chaleurs, la durée du cycle de production de la mouche domestique se raccourcit. Une mouche peut pondre de 600 à 2 000 oeufs, 80 % de leur population est constitué de larves et pupes. 90 % des mouches présentes dans un élevage sont nées dans cet élevage d'où l'importance d'intervenir très en amont dès le stade larvaire avec un larvicide surtout si l'hiver n'a pas été suffisamment froid.

L'hygiène des bâtiments : un facteur de maîtrise incontournable
La prévention passe d'abord par une bonne hygiène des locaux. La vigilance portera sur les abords des silos d'ensilage et les stockages d'aliments. De même, les fumières et aires paillées (pour les stabulations libérées à la sortie des animaux) seront totalement nettoyées au printemps, les bâtiments seront asséchés au maximum par une bonne ventilation et il sera évité la persistance de restes de lait à proximité des cases à veaux. Toutes ces actions vont permettre de réduire au maximum les sources de nourriture pour les mouches et les lieux de ponte.

La lutte insecticide : un protocole larvicide primordial
L'utilisation de larvicides est donc primordiale. Ce sont des inhibiteurs de croissance. Ils bloquent la synthèse de la cuticule chez les larves et empêchent la formation des pupes. Ils sont à appliquer sur les litières en privilégiant les zones non-piétinées par les animaux (bordures d'aire paillée, sous les abreuvoirs...), dans les fumières et fosses à lisier. Une bonne efficacité demande une intervention mensuelle avec un strict respect des doses et du mode préparatoire des produits. Les adulticides, détruisant les mouches par contact ou ingestion sont appliqués sur des parois propres. Ces surfaces ne doivent pas être lavées après application ou bien léchées par les animaux, leur usage est donc à proscrire sur les murs de salle de traite.

La lutte biologique : une méthode concluante et opérante
Muscidifurax raptorellus (mini-guêpe) est naturellement présente dans l'environnement, mais l'effectif est insuffisant pour inquiéter les mouches d'où l'intérêt de lâchers précoces puis réguliers sur la période avril/octobre. Cette méthode nécessite le strict respect du protocole (cf. encadré). Les mini-guêpes sont disponibles à Farago Creuse en partenariat avec une société productrice de ces insectes et spécialisée dans la production d'auxiliaires zélés et d'insectes pollinisateurs.

Combiner des moyens de lutte mécanique pour une meilleure efficacité
Les appâts ou pièges représentent un complément comme révélateur de niveau de population et, ainsi, indicateur de nécessité d'un traitement. De plus, ils peuvent être utilisés dans des zones où ces traitements ne peuvent être réalisés. Farago Creuse dispose d'une large gamme de DEIV. Ces destructeurs d'insectes sont à installer dans des endroits stratégiques (box à veaux, agneaux, chevreaux, nurserie, salle de traite, ateliers de découpe et de transformation, bureaux, habitations...).

Farago Creuse : un mandatement par GDS Creuse pour définir son plan d'action
Le contrôle de la population des insectes représente un paramètre majeur, tant en matière sanitaire qu'économique. Le programme de lutte est à raisonner selon les caractéristiques et objectifs de l'élevage. GDS Creuse, à travers sa filiale Farago Creuse, est au service des éleveurs pour définir le plan de lutte et fournir les éléments et les produits nécessaires à sa réalisation afin qu'elle soit la plus efficace possible.

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