La Creuse Agricole 05 octobre 2012 à 14h01 | Par Dr Didier Guérin/Marien Bataille/Christophe Le Maux

Le bilan sanitaire d’élevage (BSE) prérempli - Analyser et adapter sa gestion sanitaire

Pour un suivi sanitaire cohérent afin d’optimiser la rentabilité de son élevage, sécuriser ses pratiques dans le cadre de la filière et bénéficier de la prescription sans consultation systématique.

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- © GDS Creuse

En ce début de campagne, nous transmettons le BSE prérempli à chaque éleveur. Il apporte des informations sur le descriptif de l’élevage, des éléments de reproduction et des données sanitaires pour la période du 1er septembre 2011 au 31 août 2012.

Une compilation des données pour une meilleure analyse
Le BSE prérempli fournit une synthèse des données que l’éleveur enregistre dans le cadre de ses obligations réglementaires et permet une meilleure analyse. Il intègre :
- Les données d’identification (source : Service Élevage de la Chambre d’Agriculture) qui permettent d’illustrer les mouvements, les mortalités, des résultats de reproduction...
- Les données que nous enregistrons en matière de suivi des maladies soumises à prophylaxies de cheptel ou d’introduction et/ou des dépistages ponctuels.
- Les bilans des pathologies à renseigner par l’éleveur à partir de son carnet sanitaire.

Tout d’abord, une information permettant de connaître la productivité numérique de son troupeau et se situer par rapport aux critères d’alerte
Donnée majeure, la productivité numérique s’avère primordiale à connaître à deux titres. D’une part, elle impacte l’EBE : plus ou moins 5 % de productivité numérique influencent davantage l’EBE qu’une augmentation de 20 % du coût du carburant ou du prix des aliments et des engrais. D’autre part, elle illustre l’équilibre sanitaire de l’élevage. Une bonne productivité numérique signe une zone favorable d’équilibre sanitaire. À l’inverse, une dégradation doit constituer un critère d’alerte à investiguer. Avec ce document, chaque éleveur peut identifier les points forts et à améliorer en matière de résultats de reproduction. À partir des données sanitaires issues du carnet sanitaire, cela permet de situer son élevage (situation favorable, dégradée ou très dégradée) pour les différentes pathologies rencontrées par catégorie d’animaux.

Ensuite, une base pour la réalisation du BSE annuel, prendre contact auprès de son vétérinaire traitant
La prescription des médicaments vétérinaires est possible, d’une part, après réalisation d’un examen clinique systématique des animaux par le vétérinaire avant chaque prescription et, d’autre part, sans examen clinique systématique, dans le cadre du suivi sanitaire permanent avec les conditions suivantes. Le vétérinaire (ou cabinet vétérinaire) désigné par l’éleveur pour pratiquer le suivi sanitaire permanent de son élevage dispense régulièrement les soins. Il réalise, en relation avec l’éleveur, un BSE annuel. Il établit un protocole de soins au vu du BSE. Il fait des visites régulières de suivi. Le suivi sanitaire permanent de l’élevage est à la charge de l’éleveur. Dans le cas des groupements agréés, la mise en œuvre du programme sanitaire d’élevage (PSE) et les conditions permettant la prescription des médicaments vétérinaires dans ce cadre sont soumis à des règles qui leur sont propres. Lorsqu’une attention suffisante est portée par le couple vétérinaire/éleveur, le BSE contribue à améliorer la prévention dans l’élevage. Toute fourniture au vétérinaire du BSE prérempli peut intervenir mais demande une autorisation écrite de l’éleveur concerné. Nous invitons donc chaque éleveur à échanger avec son vétérinaire pour optimiser l’utilisation de son BSE prérempli.

Un protocole de soins pour bénéficier de la prescription hors examen clinique
Dans la continuité du BSE, le vétérinaire rédige un protocole de soins. Ce plan de prévention et de lutte concerté avec l’éleveur intègre, d’abord, les mesures sanitaires puis les mesures médicales (antiparasitaires, vaccination, traitements curatifs, etc.). Il servira de référence pour la prescription des médicaments sans examen clinique. Ce protocole définit la liste des pathologies rencontrées dans l’élevage pour lesquelles une prescription sans examen clinique est possible. Le vétérinaire indique les modalités et les précautions à respecter pour la mise en œuvre des traitements. Au cours de l’année, en fonction des besoins de l’élevage, le vétérinaire prescrit des médicaments et rédige une ordonnance remise à l’éleveur. Pour chaque pathologie, le vétérinaire fixe des critères d’alerte au-delà desquels sa visite sera nécessaire pour sensibiliser l’éleveur sur les risques de voir une situation sanitaire dégénérée et adapter le protocole de soins. Le vétérinaire s’assurera de la mise en œuvre en réalisant au moins une visite de suivi par an.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 5 octobre 2012

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