La Creuse Agricole 27 février 2013 à 08h00 | Par Dr Didier Guérin

L’eau d’abreuvement - De l’eau en quantité et de qualité dès la naissance

Un abreuvement correct de ses animaux, en respectant leurs besoins quantitatifs et qualitatifs afin d’optimiser les résultats zootechniques, représente une base de la gestion sanitaire de son troupeau.

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- © GDS Creuse

L’eau constitue un élément essentiel pour la vie. C’est également un vecteur bien connu pour la transmission des maladies. Pasteur disait que «nous buvons 90% de nos maladies». La gestion adéquate de son troupeau nécessite donc un suivi soigné de l’approvisionnement en eau de son troupeau tant en matière de quantité que de qualité.

De l’eau en quantité pour tous, sans oublier les veaux dès leur plus jeune âge

Un bovin adulte consomme de 50 à 100 litres d’eau par jour en fonction de l’alimentation, des conditions météorologiques, du niveau de production, etc. Un sous-abreuvement aura comme conséquences: chute de la consommation alimentaire, baisse de la production, déshydratation, intolérance à la chaleur. Il sera donc vérifié que tous les animaux, même les plus jeunes, ont à disposition des points d’eau, en nombre suffisant, accessibles par tous et présentant un débit adéquat pour répondre aux besoins en volume. Il est également nécessaire de veiller à la température de l’eau distribuée, une eau trop froide provoque une sous-consommation et entraîne des troubles digestifs.

Une mise à la terre des abreuvoirs indispensable

Avec un museau humide en contact avec du métal (mangeoires, abreuvoirs, cornadis, etc.) et les pattes sur un sol rarement sec, les ruminants sont très sensibles aux courants parasites, tous les abreuvoirs doivent donc être mis à la terre. Identifier les courants parasites est facile, un simple voltmètre permet de les détecter. Le comportement des animaux indique leur présence. Normalement, un bovin plonge son museau entièrement dans l’abreuvoir pour aspirer l’eau ; en présence de courants parasites, il redoute de plonger son museau dans l’abreuvoir et se contente de «laper» l’eau.

Un risque «diarrhée» multiplié par 5 et une croissance diminuée chez les veaux sans eau à disposition

Durant le premier mois, un veau a besoin de 8 à 10 litres de liquide par jour. Le lait maternel ne suffit donc pas pour répondre à ses besoins. Un veau qui n’a pas d’eau à disposition dès la naissance voit son risque d’être atteint par une diarrhée néonatale multiplié par 5! Sa croissance est diminuée. Le libre accès à l’eau stimule l’ingestion précoce et la digestion des aliments, élément primordial pour un développement rapide et fonctionnel du rumen. Les abreuvoirs doivent être accessibles (hauteur, position) et propres (nettoyage quotidien). Les jeunes animaux n’ayant pas assez de force pour actionner les palettes, des abreuvoirs à niveau constant, des seaux ou des bacs à eau seront utilisés.

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