La Creuse Agricole 10 avril 2014 à 08h00 | Par Dr Didier Guérin

Infécondité en élevage allaitant - Observer attentivement, agir rapidement

Toute action préventive repose d'abord sur l'appréciation de degré d'infécondité initiale du troupeau en prenant compte de l'ensemble des critères définis précédemment.

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- © GDS Creuse

En présence d'infécondité du troupeau, il convient de vérifier si elle est le fait de l'ensemble des vaches ou si elle découle d'une situation hétérogène.

 

Identifier les individus pénalisant la fécondité du troupeau et rechercher leurs caractéristiques communes
L'analyse vise à identifier les individus pénalisant la fécondité du troupeau et à rechercher leurs caractéristiques communes. La période du vêlage peut les singulariser par rapport aux autres : si les vaches à mauvaise fécondité ont mis bas, en général après la date moyenne du lot considéré, les causes sont plus vraisemblablement pathologiques (infertilité) ; si elles ont vêlé tôt, les causes les plus probables sont zootechniques : mise à la reproduction des premières vêlées tardive par rapport au vêlage, déficits alimentaires prolongés à la fin de la gestation ou au début de la lactation.

 

Diagnostiquer précocement toute dégradation des performances de reproduction
Dans un deuxième temps, l'objectif est de porter le diagnostic d'infécondité au moment même de la dégradation des performances de reproduction, c'est à dire lorsque l'on s'aperçoit que moins de vaches risquent d'être fécondées dans les délais souhaitables.

 

Corriger les facteurs d'infécondité au fur et à mesure de leurs manifestations grâce à une observation attentive et avec une action rapide
Deux attitudes de l'éleveur vont conditionner la réussite de la gestion de la reproduction :
- Observer attentivement : l'appréciation de l'état d'engraissement aux différents stades physiologiques de la vache, l'observation des chaleurs, la détection de toute anomalie, une attention toute particulière au taureau lors de monte naturelle... constituent les éléments de base permettant une gestion adéquate de la reproduction du troupeau. Le premier élément de réussite incontournable s'avère donc être la qualité du suivi quotidien de l'éleveur que rien ne peut remplacer. Les enregistrements, bilans et analyses permettent de préciser les facteurs de risques propres à chaque troupeau et aident à orienter l'observation mais ne sont que postérieurs aux événements.
- Agir rapidement : lors de détection d'un facteur de déséquilibre (problèmes alimentaires, difficultés au vêlage, retours en chaleurs, etc.), l'action corrective demande à être rapide sous peine de détérioration des performances de reproduction. Plus l'action corrective sera longue à être mise en place, moins son efficacité sera rapide.

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