La Creuse Agricole 10 novembre 2013 à 08h00 | Par P. Dumont

Filière viande - JA fait le premier pas vers transformateurs et GMS

Pour les JA, l’avenir de l’élevage passe par une meilleure maîtrise de l’amont et de l’aval. Pour trouver des solutions au marasme ambiant, ils ont invité transformateurs et GMS à leur session nationale viande bovine les 29, 30 et 31 octobre en Haute-Vienne.

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Des responsables JA de toute la France était présents à la session viande bovine.
Des responsables JA de toute la France était présents à la session viande bovine. - © La Creuse agricole et rurale

Un renouvellement des générations à la peine, des revenus en berne, des marchés volatils et une réforme de la PAC qui inquiète, le moral des jeunes éleveurs n’est pas au mieux. Face à cette situation, le réseau Jeunes Agriculteurs cherche des pistes d’action. Réunis en session nationale viande bovine en Haute-Vienne la semaine passée, les JA sont partis d’un constat : mieux maîtriser l’amont et l’aval de la production est essentiel. Ils ont donc convié transformateurs et GMS à leur table. « Jusqu’ici, cela n’avait pas été fait, explique Julien Bigand, responsable Viande bovine à JA. Nous devons essayer de trouver des marges de manœuvre, de construire des ponts entre eux et nous ». Étaient présents à la session, une représentante de l’Observatoire des prix et des marges, un transformateur (SNIV - SNCP - Groupe Bigard) et des enseignes disposant d’outils d’abattage (Leclerc avec l’abattoir de Kermené, Intermarché avec SVA Jean Rozé) ou non (Carrefour). Chacun a été invité à donner son point de vue sur la situation du marché et les perspectives de la filière. À la fin des trois jours de la session, le bilan tiré par JA était mi-figue, mi-raisin.
Des constats peu encourageants…
Réclamé par la profession qui souhaitait savoir à qui profitait les marges, l’Observatoire des prix et des marges va prochainement sortir son rapport 2013. Invité à la session, FranceAgrimer a évoqué les chiffres 2012 et notamment un chiffre : -1,9 %. Ce serait la baisse de la marge brute des rayons boucherie en GMS en 2012. Un chiffre qui laisse les JA en proie au doute. En effet, seuls huit distributeurs communiquent leurs données à l’Observatoire qui n’a pas d’autres sources chiffrées pour les GMS. En outre, l’Observatoire ne prend pas les coûts de production en compte dans ses études. Les JA ont également été déçus par les propos des transformateurs qui disent ne pas pouvoir faire passer de hausses de prix aux GMS. Enfin, l’évocation par les distributeurs de l’inadéquation entre les animaux produits et la demande du marché est jugée inacceptable par les éleveurs au vu de la diversité des races bovines en France. Ceux-ci soulignent aussi le manque de volonté des acteurs par rapport à la contractualisation.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 8 novembre 2013.

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