La Creuse Agricole 27 février 2014 à 08h00 | Par Aurélien Legrand/Dr Didier Guérin

Diagnostic « spécial pieds » - Une meilleure maîtrise des boiteries

Déformation des onglons, modification des aplombs, inconfort dans les déplacements constituent des critères d’alerte qui doivent faire réagir rapidement, d’où l’importance d’une observation adaptée.

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En dehors de toute boiterie, le parage orthopédique devrait être la règle sur l’ensemble des animaux présentant au moins un signe d’alerte : onglon déformé, aplombs anormaux, dos courbé. Un inventaire est à réaliser sur l’ensemble du troupeau afin de programmer une intervention collective de parage préventif. Un pareur de Farago Creuse peut aider à la sélection des animaux nécessitant une intervention.
En dehors de toute boiterie, le parage orthopédique devrait être la règle sur l’ensemble des animaux présentant au moins un signe d’alerte : onglon déformé, aplombs anormaux, dos courbé. Un inventaire est à réaliser sur l’ensemble du troupeau afin de programmer une intervention collective de parage préventif. Un pareur de Farago Creuse peut aider à la sélection des animaux nécessitant une intervention. - © GDS Creuse

Le pied du bovin est fragile et sa santé peut se dégrader rapidement et de manière inéluctable une fois que les premières déformations sont initiées. Il convient donc d’intervenir rapidement pour guérir au plus vite la lésion qui s’annonce.

 

Repérer rapidement les vaches en inconfort avant qu’elles ne deviennent boiteuses
Au niveau du pied, toute déformation, toute lésion initiée va s’aggraver dans le temps et déboucher sur une boiterie. Le temps de récupération après le parage sera fonction de l’importance de cette déformation ou de cette lésion qui est en lien direct avec le délai d’intervention. De plus, avec le temps, des complications peuvent survenir et compromettre la pleine récupération fonctionnelle. C’est pourquoi l’éleveur doit repérer rapidement les vaches en inconfort avant qu’elles ne deviennent boiteuses.

 

Observer les onglons, les aplombs et la courbure du dos
Cela implique de détecter les signes d’alerte en effectuant une observation de l’animal à l’arrêt et en mouvement, il sera ainsi examiné :
– Les onglons. L’irritation des tissus du pied entraîne une croissance en longueur et en épaisseur de la corne et de la sole en avant de l’os du pied qui explique l’allongement en pince, l’enroulement de la paroi sous la sole et sa convexité. Dès que des éléments de déformation apparaissent, une intervention est à programmer.
– Les aplombs. Les changements de positionnement (vache qui piétine) et les aplombs modifiés représentent une alerte. Les aplombs peuvent être facilement observés aux cornadis. Vus de derrière, les membres postérieurs doivent être verticaux et parallèles. Plus les jarrets se resserrent et les onglons partent vers l’extérieur, plus les lésions risquent d’être sévères. Une vache qui se positionne en écartant systématiquement les pieds indique son inconfort.
– La courbure du dos. La position du dos est en relation directe avec l’inconfort de l’animal. Une vache à l’aise sur ses pieds marche avec un dos plat. Toute courbure du dos constitue un signe d’alerte d’autant plus important que celle-ci augmente et est accompagnée de boiterie.
Des facteurs d’élevage (alimentation acidogène ou carencée, bâtiment mal conçu, aire d’exercice dégradée, hérédité, etc.) ou des pathologies comme le fourchet, la dermatite digitée ou maladie de Mortellaro accentuent ce phénomène.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 21 février 2014.

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