La Creuse Agricole 14 juin 2017 à 08h00 | Par A.M.

Des spécificités que la FNSEA a rappelées au Premier ministre

Dans le cadre de la réforme du code du travail engagée par le nouveau gouvernement, la FNSEA a demandé et obtenu, le 31 mai, un rendez-vous avec le premier ministre Édouard Philippe à qui elle a rappelé les particularités à prendre en compte pour l’emploi agricole.

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- © Actuagri

« Les entreprises agricoles ont des spécificités, ce sont souvent de très, très petites entreprises » qui représentent 160 000 employeurs, pour une moyenne de 1,6 salarié, a souligné Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à la sortie de son rendez-vous avec le premier ministre Édouard Philippe le 31 mai. Ce dernier a reçu pendant une semaine les différents partenaires sociaux en vue de la réforme du code du travail, chantier prioritaire du nouveau gouvernement. La FNSEA, reconnu comme syndicat représentatif des employeurs de main d’œuvre, a évoqué le sujet du compte pénibilité, sur lequel Christiane Lambert veut « une amélioration, car très souvent, le salarié effectue les mêmes tâches que le chef d’exploitation ». Un chef d’exploitation qui doit gérer toutes les complexités administratives : « avec 1,6 salarié en moyenne, il n’y a pas de DRH dans les exploitations », rappelle la présidente de la FNSEA. La question des saisonniers, nécessaires à l’activité agricole et dont le statut ne doit pas être confondu avec le CDD, a également fait partie de la discussion.
Coût du travail
Cependant, c’est surtout dans le coût du travail que la FNSEA voit l’un des leviers principaux pour permettre à l’agriculture française de mieux surmonter les crises récurrentes. En France, il est de 13 euros de l’heure, contre 8,40 euros en Allemagne et 6,80 euros en Espagne, du fait de charges sociales élevées. « Or, nous sommes dans un marché européen, et c’est pénalisant pour les secteurs très employeurs de main d’œuvre », comme le maraîchage ou l’arboriculture, des filières où davantage d’entreprises mettent la clé sous la porte, déplore Christiane Lambert. Dans ces secteurs, le coût du travail peut représenter jusqu’à 65 % des charges d’exploitation. C’est pourquoi « nous avons aussi parlé d’harmonisation européenne », sur le coût du travail mais également sur les normes, ajoute Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA et responsable de la commission Emploi au sein de l’organisation. Christiane Lambert, qui estime avoir reçu « une bonne écoute », indique que la FNSEA devrait à nouveau rencontrer le premier ministre pendant l’été. Le gouvernement souhaite en effet avancer rapidement sur ce sujet du travail, avec une présentation du projet de loi fin juin en conseil des ministres, un vote au Parlement fin juillet et l’adoption d’ordonnances en septembre.

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